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Crainte d’un reconfinement: Des écoles accélèrent le programme scolaire

Par peur d’un reconfinement, certains établissements scolaires privés accélèrent actuellement leur programme scolaire. Bon nombre d’écoles dispensent des cours même durant les jours de repos.

Les observateurs craignent un éventuel retour au confinement après la hausse des cas de contamination. Certains établissements scolaires privés ont pris toutes les précautions nécessaires pour prévenir une éventuelle suspension des cours si jamais Madagascar devait se reconfiner. Depuis le début du second trimestre, les volumes horaires ont été augmentés, quitte à dispenser des cours les mercredi après-midi ou les samedi dans la matinée. D’autres, ont tout simplement décalé les heures d’entrée et de sortie. Cette décision relève de l’organisation de chaque établissement selon le porte-parole de la plateforme de la direction nationale de l’enseignement privé , Célin Rakotomalala.

« Durant la crise sanitaire, nous avons reçu des consignes pour le respect de la distanciation sociale d’un mètre et le nombre des élèves par classe est limité à trente. Sa mise en œuvre nécessite pourtant des salles ou des table-banc supplémentaires, ce qui est quasi-impossible. Nous avons ainsi divisé en deux groupes les élèves et il y en a qui viennent la matinée et d’autres pour l’après-midi. C’est pour éviter cela que certains établissements ont pris cette mesure », a-t-il souligné.

A l’entendre , certains établissements envisagent ainsi d’achever le programme scolaire le plus tôt possible. Des directeurs d’écoles privées ont déjà annoncé dans les média qu’ils prévoient de terminer cette année scolaire en cours en mars. Si jamais le reconfinement se confirme, les élèves n’auront qu’à récupérer les devoirs en classe, ce qui fut d’ailleurs le cas durant la crise sanitaire. Malgré cet empressement, le calendrier des dates des examens officiels n’est pas encore publié par le ministère de l’Education nationale, ce qui ne fait qu’amplifier davantage les doutes. Tout comme les élèves et les enseignants, les parents s’inquiètent également du sort de leurs progénitures.

« Compte tenu du contexte actuel, j’aurais voulu que ma fille reste à la maison. Malheureusement, elle risquerait de rater pas mal de choses car son école accélère le programme et l’Etat n’a pas encore confirmé la suppression de l’examen officiel » , se plaigne Rojo Randriankaja, une mère de famille .

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