Régions

Famine dans le Sud: Les zones enclavées exclues des aides d’urgence

Les communes qui se trouvent éloignées des chefs-lieux de districts impactés par le « kere » sont délaissées. De l’autre côté, le BNGRC a indiqué que des camions seront mis à leur disposition pour le transport des vivres.

Malgré les multiples actions menées dans le Sud pour subvenir aux besoins des ménages affectés par le “kere”, les élus et les organismes œuvrant dans ce domaine continuent toujours de tirer la sonnette d’alarme. Plusieurs milliers de personnes sont toujours en attente des aides alimentaires d’urgences, d’après le député élu dans le district d’Ampanihy, Marco Tsaradia. C’est surtout le cas dans les communes qui se trouvent dans les zones enclavées.

D’après cet élu, la distribution de vivre se concentre uniquement dans les zones qui sont accessibles en voiture. Sans ces aides, la situation pourrait s’aggraver et le nombre des personnes qui ont succombé pourrait aussi se multiplier. Talike Gellé, la présidente de l’association Soakanto Malagasy (SKM) qui est actuellement en déplacement dans les localités affectées par le « kere » dans le district d’Amboasary Sud a également partagé cet avis et lance un appel aux dons.

« Outre les dons de vivre, la partie Sud du pays a également besoin des pluies artificielles pour arroser la terre mais aussi pour les bétails et les humains. C’est une opération qui devrait être effectuée trois à quatre fois par an pour éviter que cette situation ne se répète», selon Marco Tsaradia.

Face à ces doléances, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) se dit prêt à mobiliser toutes les ressources nécessaires pour venir en aide ces communes « délaissées ». Pour le cas d’Ampanihy, un camion pouvant transporter jusqu’à cinq tonnes de vivres a été mis à la disposition du bureau du district, selon le directeur général du BNGRC, le général Elack Olivier Andriankaja. Ce responsable a indiqué que ce camion fera des allées et venues dans les communes composant ce district pour l’acheminement des vivres. Cependant, il a fait savoir qu’il se pourrait que le véhicule mobilisé ne puisse pas atteindre certaine zone à cause de l’impraticabilité d’une route.

« C’est à ce moment-là que nous avons besoins d’un élan de solidarité et des ressources humaines pour l’acheminement des vivres dans ces zones impraticables. Des efforts seront aussi mobilisés pour atteindre les localités qui ne se trouvent pas dans le champ d’intervention des partenaires techniques et financiers», a-t-il souligné.

 

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