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Gratuité de l’éducation: Les maitres Fram livrés à eux-mêmes

Les enseignants Fram non -subventionnés s’inquiètent de leur sort. Le budget promis par l’Etat concernant le paiement de leur salaire n’est pas encore parvenu dans les caisses écoles.

C’est pour quand les subventions ? Cette question reste encore  une énigme pour les maîtres Fram non-subventionnés. Le paiement de leur salaire s’effectue grâce aux cotisations annuelles des parents d’élèves mais l’Etat a donné des consignes à ce que cette cotisation soit supprimée, du moins pour ce premier trimestre. Plusieurs jours se sont écoulés après la rentrée scolaire mais les « caisses-écoles » qui devraient prendre le relais à la cotisation restent toujours vides pour bon nombre d’établissements scolaires publics. Ce, tout en sachant que la première période de cette année scolaire prendra fin le 18 décembre prochain.

Pour encourager ces enseignants, certains responsables essaient de les motiver en octroyant des frais de déplacement en attendant qu’ils soient payés par l’Etat. Mais pour la plupart, les  écoles fonctionnent avec les moyens du bord en utilisant le reste du budget de l’année dernière pour faire tourner l’établissement. Certains maîtres Fram n’ont donc pas trop  le choix que d’attendre pour ne pas perdre leur poste.

Après cette consigne de l’Etat, il est quasiment impossible aux directeurs des écoles publiques d’aborder des sujets concernant le paiement d’une quelconque somme d’argent aux parents. C’est entre autres le cas pour les écussons avec le logo de l’établissement sur les uniformes des élèves pour distinguer une école à une autre. Il y a également  l’assurance Pascoma (Protection des accidents scolaires à Madagascar) à laquelle les élèves doivent adhérer en payant une certaine somme chaque année.

Bien que les budgets y afférent ne soient pas inclus dans les subventions de l’Etat, les parents refusent quand même d’y contribuer. Le « zéro frais » d’inscription est actuellement un sujet très sensible et les responsables interrogés préfèrent attendre les consignes qui viennent d’en haut avant de se prononcer sur le sujet. «Le ministère est déjà sur le point d’arranger les choses. Les écussons et les assurances ont toujours figuré dans leurs dépenses mais jusqu’à nouvel ordre les parents ne doivent payer aucune somme», souligne le chef de la circonscription scolaire d’Avaradrano, Dera Rakotomalala.

 

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