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La Grande île enregistre le record du nombre de points de feux en 2020

La couverture forestière diminue d'une façon alarmante. Les feux figurent parmi les principaux facteurs de dégradation.

Madagascar a enregistré l’année dernière le “record absolu”, en termes de nombre de points de feu localisés dans ses zones forestières. Le chiffre délivré par le ministère de l’environnement, et qui est rapporté par le Fonds mondial pour la nature (WWF) interpelle.

En 2020, 67351 points de feux ont été localisés dans ces zones forestières. C’est le nombre le plus élevé si on le compare aux trois années précédentes, avec une augmentation de 11% entre 2019 et 2020. Cumulé avec les points de feux enregistrés en dehors de ces zones, 386379 ont été recensés sur l’ensemble du territoire, l’année dernière.

Le WWF, dans son récent rapport scientifique classe Madagascar dans les 24 “fronts de déforestation”. Il s’agit là de “régions qui présentent une concertation importante de points chauds de déforestation et où des surfaces importantes de forêts restants sont menacées”, décrit cette organisation pour la nature. Dans ce rapport intitulé “Les fronts de la déforestation : moteurs et réponses dans un monde en mutation”, il est indiqué que la Grande île avait perdu 700000 hectares de forêts entre 2004 et 2017.

Entre 2002 et 2017, 1,3 millions d’hectares ont été brûlés, principalement dans l’est et l’ouest du pays. Le WWF explique que les principaux moteurs de la déforestation est la conversion de zones forestières pour l’agriculture à petite échelle, la culture sur brûlis. Il y a également le charbonnage et la coupe pour le bois de chauffe. Sans oublier les incendies incontrôlés et les feux de brousse. Face à cette situation, ce Fonds recommande la vulgarisation du suivi public de la déforestation et l’extension des droits fonciers aux communautés qui gèrent et protègent les forêts.

Le WWF mise sur des partenariats public-privé pour encourager l’utilisation et la gestion durable des forêts. Sans oublier le soutien pour des moyens alternatifs de subsistance qui dépendent directement des forêts ou encore une meilleure intégration multisectorielle de la biodiversité, de l’agriculture et de la foresterie.

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