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Le pic de pollution à Tanà s’aggrave

La Capitale est asphyxiée par la pollution de l’air. Le taux de particules fines enregistré récemment a été vingt-cinq fois supérieurs aux normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé. Le début de la saison des pluies est source d'espoir actuellement.

La pollution de l’air bat des records dans la Capitale. C’est le constat de l’Initiative pour le développement, la restauration écologique et l’innovation (INDRI) d’après l’étude qu’elle a menée. Tout le monde a sûrement remarqué le brouillard de pollution qui s’est abattu au centre-ville et ses périphériques ces derniers jours.

Le taux des particules fines a atteint 25 fois plus que la norme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), jeudi. A souligner que la norme de l’OMS est de 25 microgrammes par mètre cube. En centre-ville la pollution découle des fumées que dégagent les vieilles voitures si dans les périphériques, elle résulte de la culture sur brûlis ainsi que de la fabrication de briques. La nuit, il est presque impossible de dormir les fenêtres fermées.

Des efforts sont déjà mobilisés par le ministère de l’Environnement par le biais des campagnes de sensibilisation et répressions dans le cadre de la lutte contre les feux de brousse. Le ministère n’est pas seul dans ce combat car la gendarmerie nationale s’est aussi engagée dans cette lutte pour traquer les contrevenants. Trois hommes ont été ainsi arrêtés dans le fokontany Amindrazaka à Ivato Centre dans le district d’Ambositra dans la nuit du 5 novembre. Un terrain d’un hectare est parti en fumée cette nuit-là, d’après le rapport de la gendarmerie nationale. Les éléments des forces de l’ordre ont aidé les riverains à éteindre les flammes qui commençaient à se propager mais le feu a été maitrisé quelques heures après l’opération.

La pollution a des impacts conséquents sur la santé. Elle accroît le risque de maladies respiratoires aiguës comme la pneumonie ainsi que les maladies respiratoires chroniques comme le cancer du poumon. Elle est également responsable d’allergies. Les effets de la pollution sur l’organisme humain dépendent de multiples facteurs comme l’intensité de la pollution ou encore l’âge des individus mais les personnes âgées et les enfants sont les plus sensibles. L’OMS estime à 7 millions environ le nombre de personnes qui meurent chaque année à cause de l’exposition aux particules fines contenues dans l’air pollué.

 

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