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PPN: L’impossible respect du riz à 550 ariary le “kapoaka”

La fixation du prix du riz par l'Etat est sujet de polémique. Des précisions ont été apportées par le ministère du commerce concernant l’application du tarif maximum de 550 ariary le kapoaka.

Les précisions ont été apportées par le secrétaire général du ministère du commerce (MICA), Heriniaina Ramananarivo, concernant la mesure de fixation du prix du riz entreprise par l’Etat. Des explications auxquelles la majorité des consommateurs ne s’attendaient certainement pas. Déjà, ce responsable du MICA a précisé que les 550 Ariary par “kapoaka” s’appliquent avant tout pour les riz importés avec 25% de brisures, vendus dans la région Analamanga.

Ce prix varie selon les localités, puisque le coût de leur transport entre dans le calcul. “Il se pourra donc que celui-ci soit vendu moins cher dans des localités et vendu au-delà de ce prix imposé dans d’autres zones”, explique-t-il.

Aussi, d’après ses explications, “la vente de riz à 700 ariary le kapoaka constatée sur les marchés ne signifie pas que la disposition prise n’a pas été respectée. L’Etat intervient pour assurer la disponibilité de riz moins cher pour aider la population”, poursuit-il.

Aucun impact majeur n’est donc à enregistrer pour les consommateurs. L’Etat a peut-être voulu jouer sur ce chiffre de 550 ariary par kapoaka mais ceci revient à 1950 ariary le kilo, si on considère qu’un kilo correspond à 3,5 kapoaka. Il faut également se rappeler que les ménages malgaches optent avant tout pour le riz local dans leur habitude de consommation.

A Analamanga, le riz local tourne dans les 620 ariary par kapoaka. C’est la disponibilité de cette production locale à un prix abordable qui est à renforcer. Et ce n’est pas en inondant le marché de riz importé que le pays y parviendra.

 

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