Santé

La pandémie du coronavirus reprend de l’ampleur, l’Etat tente de minimiser

Les nouvelles contaminations dans la ville de Mahajanga ont connu une hausse qu’il a fallu la fermeture provisoire de l’Université. De l’autre côté, le ministère de la Santé écarte la possibilité d’un confinement et d’une deuxième vague de l'épidémie.

L’heure serait-elle vraiment grave ? Après Antsiranana, huit étudiants au campus d’Ambondrona à Mahajanga sont testés positifs au coronavirus. Mais dans l’ensemble, trente-trois sur les cinquante-huit tests effectués dans la ville des fleurs se sont révélés positifs. Ces malades, dont un médecin, des étudiants ainsi que les personnes qui étaient en contact avec eux sont déjà soignés au centre hospitalier universitaire de Mahavoky. De ce fait, le campus est fermé pendant une semaine pour limiter la propagation du virus mais également pour que les autorités sanitaires puissent procéder à une opération de désinfection des lieux. Les résultats des autres soixante-six prélèvements sont encore attendus dans les prochaines heures.

Malgré une situation alarmante, le ministère de la Santé publique persiste à dire que la situation est sous contrôle. Durant une rencontre avec la presse, le Pr Hanitrala Jean Louis Rakotovao a encore une fois démenti les rumeurs qui circulaient par rapport à un éventuel retour au confinement. C’est avec une grande assurance qu’il a également annoncé que les stratégies mises en place sont une réussite jusqu’ici. “Il est impossible d’envisager un retour au confinement à Madagascar. Nous avons déjà mené une opération coup de poing dans les localités qui sont déjà hautement surveillées, trois ou quatre régions en sont concernées”, a-t-il rassuré.

Depuis la résurgence des cas à Antsiranana, l’hypothèse d’une seconde vague a été avancée par les observateurs. Le Directeur de la veille sanitaire et de la surveillance épidémiologique et de la riposte (DVSSER) auprès du ministère de la Santé, Dr Manuela Vololoniaina, a tenu à rassurer que la souche mutante du coronavirus n’est pas encore identifiée à Madagascar d’après les investigations menées à Mahajanga et Antsiranana.  “Le coronavirus n’a pas gagné du terrain mais une légère hausse des cas a été observé à cause des vacances ainsi que la rentrée dans les universités. La souche mutante n’est pas encore arrivée à Madagascar grâce à toutes les précautions prises comme la fermeture des frontières ainsi que l’organisation des tests PCR”, affirmet-elle.

Des malades au sein de la société

Quoi que l’on dise, le danger est bel et bien réel. Nombreuses sont les personnes qui présentent des symptômes du coronavirus dans la société mais qui ne sont pas comptabilisées dans les chiffres officiels. C’est, entre autres, le cas des membres d’une famille à Ambohitrarahaba qui ont reçu le traitement Covid-19. Mais pour leur cas, le consigne du ministère par rapport à l’interdiction de la prise en charge à domicile des malades n’est pas toujours respecté. Ce n’est pas un cas isolé, car ce ne sont pas forcément tous les malades qui rejoignent les centres hospitaliers pour se soigner ou pour se faire dépister.

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