Santé

L’Etat répond aux revendications des paramédicaux par la force

Le syndicat des paramédicaux réclame le recrutement de 10 000 agents. Le président de leur syndicat commence à subir des pressions judiciaires suite à leurs revendications.

La grogne monte chez les paramédicaux. Face à la multiplication des nouvelles contaminations du coronavirus, le Syndicat des infirmiers et des sages-femmes de Madagascar (SISFM) se plaigne du manque d’effectif des agents de santé au niveau des Centres de santé de base (CSB) et des centres hospitaliers.

Pour une meilleure coordination de la prise en charge des malades, le SISFM revendique le recrutement massif allant jusqu’à 10 000 agents paramédicaux qui seront dispatchés sur tout le territoire national.  Selon le président de ce syndicat, Jerisoa Ralibera, le poste budgétaire pour le recrutement des médecins, des agents paramédicaux ou encore du personnel administratif auprès du ministère de la Santé publique est toujours aux alentours de 500. D’après lui, ce quota est largement insuffisant par rapport aux besoins sans compter les agents de santé qui sont contraints de suspendre leurs activités, vus qu’ils ont contracté le virus.

« Près de 7.000 agents paramédicaux sont recensés dans tout Madagascar mais il ne faut pas oublier que les CSB et les hôpitaux sont opérationnels 24heures sur 24 et 7 jours sur 7. Nous réclamons le recrutement des 10000 bénévoles qui font actuellement tourner le système de santé car certains d’entre eux ont déjà travaillé pendant six à huit années», a-t-il souligné.

Les paramédicaux réclament aussi le paiement de leurs 228 jours d’indemnités de réquisition durant la crise sanitaire. Le SISFM exige le paiement des arriérés avant qu’il soit de nouveau réquisitionnés par l’Etat. « Il est de notre devoir de prendre en main la santé de nos patients qu’ils soient contaminés par le coronavirus ou non. Mais il ne faut pas non plus oublier que la prise en charge des malades de la Covid-19 nécessite des dispositifs particuliers comme les équipements de protection individuelle », renchérit Jerisoa Ralibera. Concernant la suite de cette revendication, une assemblée générale sera encore organisée pour déterminer les mesures à prendre. Toutefois, le syndicat n’écarte pas la probabilité d’une grève générale. Samedi dernier, les forces de l’ordre étaient massivement présentes avant la rencontre des membres du SISFM.

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