Société

Absence d’action concrète face au “kere” dans le sud

Des localités affectées par la famine ont vu une valse de visites des autorités ces derniers temps. Outre les stratégies et les aides qui arrivent au compte-gouttes, les habitants attendent des actions palpables venant de l’Etat.

Les descentes effectuées par les autorités étatiques dans le Sud du pays se multiplient. Une délégation conduite par le premier ministre a effectué une descente à Amboasary Atsimo, région Anosy. Il a été annoncé qu’un centre opérationnel de coordination sera mise en place dans ce district sous l’égide du ministère de la Défense nationale, d’après le communiqué de la Primature. Toutes les actions à entreprendre dans cette localité seront coordonnées par ce centre et qui sera étendu dans les dix-huit communes de ce district. Cette délégation a également consulté le futur emplacement de la banque alimentaire ainsi que le Centre de réhabilitation nutritionnelle et médicale (CRNM) qui sera installé à Amboasary, Tsihombe, Ambovombe, Beloha et Ampanihy.

Sur le terrain, la situation empire pourtant de jour en jour. Pour définir les actions à entreprendre, l’Etat a organisé un recensement dans les communes les plus impactées par le “kere”. Jusqu’à présent, les bases de données officielles concernant les décès ainsi que les malades n’ont pas encore été rendues publics.

Les informations relayées par les députés, les maires ou encore les chefs fokontany sur le réseau social facebook sont les seules données disponibles pour l’instant. Il y a quelques jours, l’association Soa kanto Malagasy a relayé une vidéo relatant la réalité à Ifotake où une grande salle de la Commune sur place a été transformée provisoirement en centre hospitalier pour les victimes de la famine.

Les habitants crient famine d’après les appels de détresse lancés par les élus dans les localités du Sud. Dans l’immédiat, ils ont grand besoin de vivre à la place du recensement ou encore des projets qui ne peuvent même pas être réalisés à court terme. D’ailleurs, cette partie du pays est déjà réputée pour être un « cimetière de projets ». Les vivres qui y ont été déjà acheminés n’arrivent pas à couvrir les besoins de la population. En attendant que la montagne accouche d’une souris, ils doivent prendre leur mal en patience.

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