Société

Ecole normale supérieure: Un ultimatum de 48h pour la libération d’un étudiant incarcéré

Tous les étudiants issus des Ecoles normales supérieures élèvent leurs voix contre l’incarcération de leur camarade à Antsiranana. Ils ont donné un ultimatum à l’Etat pour qu’il soit libéré dans les 48 heures.

Le bras de fer entre l’Etat et les étudiants des Ecoles normales supérieures (ENS) se poursuit. C’est à travers une déclaration que ces derniers ont exigé la libération de leur camarade qui est actuellement emprisonné à Antsiranana. Pour cela, ils ont donné un ultimatum de 48 heures et menacent à nouveau de manifester si la revendication n’est pas satisfaite. Cet étudiant a été appréhendé dans la Capitale le 29 janvier et a été par la suite jeté en prison à Antsiranana après sa garde à vue. Tous les étudiants normaliens ont uni leurs voix pour défendre leur camarade.

« Nous condamnons cette arrestation car nous sommes encore en période de négociation afin de trouver une solution pérenne à nos revendications. Et il faut également souligner que cet étudiant jeté en prison est membre du comité technique qui se penche sur la recherche de cette solution. En procédant ainsi, l’Etat ne fait que  mettre de l’huile sur le feu alors que les messages qu’il souhaite diffuser font appel à l’apaisement », selon le porte-parole des étudiants , Jean Aurélien Herinantenaina.

Concernant les avancées dans la négociation qui est en cours pour la recherche d’une solution pérenne pour ces étudiants, le comité technique mis en place se penche actuellement sur la collecte et l’analyse des documents se référant à l’élaboration d’un projet de loi se référant à leur recrutement systématique. A rappeler que ce comité technique est essentiellement composé des représentants des étudiants de l’ENS, ceux du ministère de l’Education nationale et ceux de l’Enseignement supérieur, ceux du ministère du Travail ainsi que ceux du ministère des Finances. Ce comité ne dispose plus qu’une vingtaine de jours avant que le processus ne soit achevé si le « deadline » établi auparavant est de 45 jours. Les étudiants ne semblent pas être satisfaits des démarches entreprises jusqu’ici et n’ont pas manqué d’émettre des réserves sur le sujet.

« Aucune solution palpable n’a été trouvée jusqu’à présent car les démarches se focalisaient sur l’analyse des textes pour l’élaboration de ce projet de loi. Les démarches ne sont pas encore certes achevées mais nous élevons notre voix car l’Etat n’a pas respecté ses engagements », s’indigne le président des étudiants de l’ENS Antananarivo, Eric Randrianantenaina.

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