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Education: Le flou persiste autour de la réalisation des examens officiels

Le mystère reste encore entier quant à la réalisation des préparatifs liés à l’examen du CEPE en une semaine. Malgré le désordre dans son organisation, l’Etat a tenu à honorer ses promesses quitte à sacrifier la valeur de ce diplôme.

Il y a beaucoup de zones d’ombre et de points obscurs à éclaircir! C’est du moins ce que l’on puisse dire des propos du ministre de l’Education nationale, Dr Marie Michelle Sahondrarimalala, concernant la réalisation des examens officiels.

C’est durant sa passation de service avec l’intérimaire de ce ministère qui s’est tenu à Anosy qu’elle a fourni des explications sur le sujet. Si le maintien des dates déjà annoncées est déjà non-négociable, l’organisation sera différente des précédentes sessions. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, a-t-elle indiqué. Ainsi, les directions régionales se chargeront de sa mise en œuvre, et les sujets différeront d’une région à une autre. Elle a aussi indiqué que l’organisation relèvera de chaque établissement comme c’est le cas lors des examens blancs.

« Les volumes horaires diffèrent pour chaque région car les cours ont été suspendus pendant un certain moment dans quelques localités du pays. La prochaine étape consiste à acheminer les sujets vers les régions dans les plus brefs délai », rassure-t-elle.

Malgré cette assurance, ses explications sont loin d’être rassurantes pour les directeurs des établissements scolaires. Ils s’interrogent sur la réalisation de cet examen en si peu de temps. Une semaine avant le 1er septembre, où doit se tenir le CEPE, aucune consigne n’a été donnée sur le pourquoi du comment de la question, selon Célin Rakotomalala de la plateforme de la Direction nationale de l’enseignement privé. L’organisation de l’examen leur incombe mais les directeurs des établissements ne savent pas toujours comment s’y prendre.

Est-ce-que cet examen se déroulera ainsi dans les écoles respectives des candidats ? Est-ce qu’il n’y aura donc pas de convocations car elles ne sont pas encore distribuées si d’habitude cette opération se fait deux semaines avant les épreuves ? Ces questions trottent dans la tête des responsables des écoles mais ils n’ont encore obtenu les réponses y afférentes.

« Comment se fait-il que le ministre ait comparé ces épreuves officielles aux examens blancs ? Est-ce que la valeur des diplômes sera identique aux diplômes délivrés par l’Etat car ce sont les établissements scolaires eux-mêmes qui se chargent de l’organisation ? », se demande Célin Rakotomalala.

Forcing de l’Etat

Malgré les demandes qui fusent de toutes parts concernant le report des dates des examens, l’Etat persiste encore à les maintenir. Concernant les zones d’ombre autour des préparatifs et sa réalisation proprement dite, même les responsables auprès du ministère n’arrivent pas encore à répondre aux questions qui ont trotté dans l’esprit de l’opinion.

Une source auprès de ce ministère a tout simplement indiqué que les responsables concernés attendent les consignes. Cette source a aussi informé que les changements apportés sur les examens seront expliqués à travers des arrêtés qui devraient sortir la semaine prochaine.

 

 

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