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Emploi: L’Etat ouvre la voie au licenciement des travailleurs vulnérables

Le ministère du Travail autorise les entreprises à suspendre les contrats de travail des personnes vulnérables qui continuent de s’absenter. Il y a encore quelques jours de cela, le président de la République avait déclaré le contraire.

La publication d’une note émanant du ministère du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales (MTEFPLS) a totalement affolé la toile. Cette note informe  que les “entreprises sont autorisées à procéder à la suspension des contrats de travail des personnes vulnérables à la Covid-19 ayant consommé et dépassé les 15 jours prescrits par la note du 29 juin si elles ne rejoignent pas leur lieu de travail après ce délai”. Mais dans sa note n°050-MTEFPLS /2020 datant du 29 juin, ce  même ministère a informé qu’ « il est interdit aux travailleurs ayant des symptômes ou ayant un état de santé vulnérable de rejoindre leurs lieux de travail. L’absence de quinze jours ne pouvait pas être considérée comme une suspension de contrat ou un abandon de poste » .

Faudrait-il encore rappeler que durant son allocution le 23 août, le Président de la République a encore annoncé que l’arrêt de travail est toujours  valable pour les personnes vulnérables ?

Les travailleurs ne savent plus où donner de la tête face à cette divergence. Les diabétiques, asthmatiques, hypertendus ainsi que ceux ayant des problèmes rénaux sont les concernés par cette note. Si l’on tient compte de cette nouvelle note, ils seront contraints de revenir au travail s’ils ne souhaiteraient pas voir leur contrat suspendu. De l’autre côté, la courbe de contaminations du coronavirus n’a pas encore baissé malgré les prévisions optimistes des scientifiques. Ces travailleurs sont constamment  exposés au danger et les quinze jours d’arrêts de travail prescrits ne suffiront aucunement à améliorer leur état de santé.

Depuis l’annonce de cette mesure qui concernent les travailleurs vulnérables, bon nombre d’entre eux ont déjà subi des menaces venant de leurs employeurs. Selon le Secrétaire général de la confédération chrétienne des syndicats malgaches (SEKRIMA), Rémi Henri Boutoudi, Madagascar ne dispose pas encore d’une loi pour les personnes vulnérables et qui ne peuvent pas travailler à cause du coronavirus. A cause de l’absence d’un cadre législatif, il est encore difficile d’établir les mesures en faveur de ces travailleurs selon ce responsable.

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