Société

Jirama: Le système de facturation Optima désavoué en conseil des ministres

Un sérieux revers pour Vonjy Andriamanga, directeur général de la Jirama. Aucun ajustement ne devra être entrepris dans la tarification de l'eau et de l'électricité. Les récentes révisions ne devaient donc pas avoir lieu.

48 heures. C’est le délai dont dispose la Jirama pour revenir à ses anciens tarifs. L’Etat martèle ainsi à travers le compte rendu du dernier conseil des ministres qu’aucun ajustement ne doit encore être entrepris.

A travers ces recommandations, c’est l’optimisation tarifaire baptisée « Optima » qu’avait entrepris la Jirama depuis le début de cette année qui est remise en cause. Cette opération visait à basculer les abonnés dans des catégories qui correspondaient à leur consommation en 2019, d’après ce qu’a expliqué la compagnie nationale.

Certains abonnés se sont alors plaints d’avoir reçu des factures qui ont doublé. L’Etat estime cependant que les dispositions prises et la subvention qui s’élève à plusieurs milliards d’ariary dont bénéficie la Jirama devaient lui permettre de baisser ses tarifs ou du moins de les maintenir. Et que cette société devra consulter ses ministères de tutelle et tous les membres du gouvernement avant de prendre une décision concernant la tarification de l’électricité et de l’eau.

Aussi, la Jirama dispose de deux jours, pour non seulement revoir ses tarifs mais également pour rectifier les factures que l’Etat juge excessives. Ce, pour anticiper les problèmes sociaux que cette situation pourrait générer. L’optimisation tarifaire qui entre dans le plan de redressement de la Jirama va-t-elle donc être abandonnée?

L’Etat opte-t-il juste pour une décision populiste pour calmer les tensions, en sachant que la Jirama vend à perte? Dans tous les cas, cette nouvelle est censée ravir les consommateurs, dont ceux qui ont vu leur facture doubler. La Jirama estime cependant que l’optimisation tarifaire révisera à la baisse la facture pour 80% de ses abonnés et que cette opération avait permis de réduire les inégalités régionales, dont la différence par rapport à Antananarivo était auparavant de 300%.

 

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