Société

Salaires impayés: Les grévistes du CNAPMAD passent à la vitesse supérieure

Les employés contractuels du CNAPMAD ont de nouveau manifesté pour revendiquer le paiement de leurs arriérés de salaire. Ils font appel au ministre de l’Education fraichement nommé pour résoudre le problème.

Les employés du Centre national de production de matériel didactique (CNAPMAD) intensifient leur grève. D’habitude, ils effectuent un sit-in dans l’enceinte de leur lieu de travail et communiquent à la presse par la suite leur appel de détresse. Vendredi, ils ont décidé de changer de méthode plus musclée en brûlant des brindilles et des cartons devant le portail pour attirer l’attention.

A quelques mètres de là se trouvaient déjà des pneus qui attendent également de passer au feu, le moment venu. Ces grévistes revendiquent le paiement de six mois de salaires. Ils ont déjà déposé leurs doléances auprès du ministère de l’Education nationale et auprès de la Présidence de la République mais apparemment, ces appels sont restés sans réponse.

Il fallait attirer l’attention.

“Nous avons déjà frappé à toutes les portes mais nos efforts restent vains. Nous attendons de pied ferme les responsables qui devraient effectuer les travaux d’impression des sujets des examens. Ce qui va s’ensuivre dépendra du nouveau ministre qui vient d’être nommé”, a affirmé Ludovic Ramahavonjy, délégué du personnel.

A peine arrivé à son poste, le ministre de l’Education nationale, le Dr Marie Michelle Sahondrarimalala, doit donc relever un grand défi qui est la réalisation des examens officiels. En particulier, ces employés du CNAPMAD qui prévoient de bloquer les travaux d’impression des sujets. Mais il y a également les enseignants qui n’ont pas reçu leurs vacations durant la session 2019 et qui réclament leurs droits. Ils ont déjà manifesté dans l’enceinte du ministère de l’Education en milieu de semaine.

Malgré la pression qui provient de toutes parts, le ministère ne cède pas. Il signe et persiste quant au maintien du calendrier déjà établi. Selon une source auprès de ce ministère, les élèves ne devraient pas être pris en otage. “La revendication des salaires impayés ne devrait pas être associée au blocage des examens”, poursuit le nouveau ministre. Quant à l’impression des sujets, ce responsable a souligné que coûte que coûte, elle aura bel et bien lieu quitte à utiliser des mesures de sécurité draconienne.

 

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