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Systèmes alimentaires: La faim reste à un “niveau alarmant” à Madagascar

Beaucoup reste à faire dans l'amélioration des systèmes alimentaires de la Grande île. Madagascar reste un pays où le niveau de la faim reste encore élevé.

Madagascar se plaçait 114ème sur les 117 pays classés selon l’Indice de la faim dans le monde (GHI) et 108ème sur 113 pays classés avec l’Indice globale de l’insécurité alimentaire, en 2019. La situation ne s’est point améliorée puisque la Grande île, le Tchad et le Timor-Leste étaient les trois pays où des niveaux alarmants de faim étaient encore enregistrés l’année dernière. La GHI 2020 indiquait en effet une échelle de gravité de 36.0 pour Madagascar, la plaçant 105ème sur les 107 pays classés.

La performance des systèmes alimentaires du pays est loin de répondre à l’objectif d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. C’est ce qui découlait également du diagnostic mené à l’échelle nationale depuis le mois de décembre 2020 et qui fait actuellement l’objet de discussion entre les parties prenantes durant l’atelier de synthèse initié par l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

A travers un communiqué conjoint, les participants à cet atelier n’ont pas manqué d’indiquer que les scores de diversité alimentaire des ménages sont déplorables puisque leur régime est essentiellement glucidique.

Le système alimentaire peine à fournir des moyens d’existence et des emplois décents, au point que le secteur agricole ne contribue qu’à hauteur de 20% du PIB. Et sur le plan environnemental, ce système éprouve des difficultés à gérer, préserver, et régénérer les écosystèmes et les ressources naturelles. D’où la nécessité de transformer la structure de la production, d’améliorer les chaînes d’approvisionnement et de modifier le comportement des consommateurs, en faveur d’une diversification et d’une fortification de leur régime alimentaire.

Cet atelier de synthèse permettra donc de recueillir les informations et les propositions de tous les acteurs des systèmes alimentaires à Madagascar. Il a vu la participation des ministres de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP), de l’Industrie et du commerce (MICA), de l’Environnement et du développement durable (MEDD) et les partenaires techniques et financiers comme la FAO et l’Union Européenne.

Ce travail constitue une base des réflexions à mener au niveau du pays. Des concertations en vue du Sommet des Nations-Unies sur les systèmes alimentaires seront par ailleurs menées. C’est une occasion pour tous les acteurs de discuter avant, durant et après ce sommet pour susciter des modifications et des améliorations tangibles et positifs des systèmes alimentaires.

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