Société

Un appel à l’aide internationale pour faire face au “kere”

Un "flash appeal" ou "appel éclair" a été lancé pour récolter des fonds afin de subvenir aux besoins des victimes de la famine dans le Sud. Le montant des besoins s’élève à 75,9 millions de dollars.

Dans l’impasse. C’est le moins que l’on puisse dire de la situation dans laquelle se trouve Madagascar actuellement par rapport au « kere » qui sévit dans le Sud du pays. C’est dans ce sens que le Système des Nations Unies (SNU) a lancé un appel à l’aide internationale d’un montant de 75,9 millions de dollars pour pallier à la situation humanitaire dans cette partie du pays.

Ces ressources additionnelles permettront, entre autres, de sauver des vies de 300 000 enfants de moins de cinq ans en situation de malnutrition aigüe. Elles permettront également de prévenir une situation de malnutrition aigüe pour 67 750 femmes enceintes et allaitantes mais aussi d’améliorer les conditions de sécurité alimentaire de 1,11 millions de personnes. Pour les services de santé, l’appel permettra d’assurer la disponibilité gratuite des services de soins de base pour 230 000 personnes et une assistance médicale en urgence pour 23 822 femmes. Par ailleurs, cet appel permettra également de fournir une alimentation scolaire pour 150 000 élèves jusqu’à la fin de cette année scolaire.

« Cet appel est indispensable car la sécheresse dans le Sud risquerait encore de s’amplifier davantage pour les deux à trois mois à venir. Des efforts seront mobilisés pour la réalisation des projets de construction d’infrastructures dans le Sud et en particulier l’adduction d’eau » selon le ministre des Affaires étrangères, Djacoba Tehindrazanarivelo.

En attendant, la situation est devenue critique à cause du déficit pluviométrique. Plusieurs mois se sont écoulés mais aucune solution palpable n’a été trouvé par l’Etat pour soulager le « kere ». C’est ce qui explique la migration des habitants issus de plusieurs districts du Sud vers d’autres régions comme Antananarivo.

Les élus sur place ont tiré la sonnette d’alarmes à maintes reprises par rapport à la répartition inégale des dons distribués par l’Etat mais en vain. Au début, il a été annoncé qu’un recensement sera organisé pour l’identification des plus vulnérables pour faciliter leur prise en charge. Mais des mois se sont écoulés mais le résultat officiel de ce recensement n’a jamais vu le jour. Mais les promesses se multiplient, dernièrement, il y a eu une promesse d’octroi de terrain à Tsiroanomandidy pour les migrants, d’après le communiqué du conseil des ministres du 13 janvier.

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page