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Filière bovine: Le nouveau système de traçabilité de bétail en préparation

Madagascar travaille sur un nouveau système d'identification et de traçabilité de ces bovidés. Un projet pilote sera mené dans quatre régions du Sud de la Grande île, avec l'appui de la Société financière internationale.

Le projet pilote du nouveau système d’identification et de traçabilité du bétail à Madagascar (LITS) devra démarrer prochainement. Le ministère de l’Elevage (MAEP) s’y attèle, en entament depuis le début de cette semaine les ateliers de travail avec les acteurs publics. Ce projet bénéficie du soutien de la Société financière internationale (SFI) du Groupe de la Banque mondiale, à travers son projet “Madagascar agribusiness”.

Il faut se rappeler que l’Etat prévoit, pour l’amélioration de la gestion de la filière bovine, la mise en place de ce nouveau système. Il se fixe comme défi d’assurer la traçabilité électronique de 100000 têtes de zébus dans les régions Anosy, Androy, Atsimo Andrefana et Ihorombe. Le remplacement futur des Fiches individuelles de bovidés (FIB) par des puces et des boucles d’oreilles électroniques avait également été avancé.

Le projet LITS sera ainsi mené dans ces quatre régions dans un premier temps et la SFI y apportera son soutien. Cet appui se traduira par une assistance technique, un conseil juridique et un programme de renforcement de capacités, en vue d’améliorer la réglementation et la coordination générale de la filière bovine. Il comprend deux composantes, à savoir l’amélioration du cadre réglementaire et de traçabilité du secteur de l’élevage ainsi que le renforcement de la participation du secteur privé dans le secteur de l’élevage formel.

Le nouveau système devra ainsi améliorer l’identification et la traçabilité du bétail, de manière infalsifiable. Il est censé faciliter le suivi sanitaire des cheptels et la synchronisation des travaux interdépartementaux qui impliqueront tous les acteurs.

Pour l’heure, “le système d’identification et de traçabilité du bétail repose encore sur le papier, n’est pas accessible aux niveaux décentralisés et est facile à falsifier. Ce qui le rend inefficace pour suivre et contrôler les mouvements du bétail. Ces faiblesses permettent un marché désorganisé avec des contrôles et une surveillance inefficaces, un manque de transparence, l’insécurité et la recherche de rente”, d’après la SFI.

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