Economieinternational

Boissons alcoolisées: Le rhum “Mora Mora” de Fanja fait fureur à l’étranger

Une entrepreneure malgache fait parler d'elle avec son rhum à la vanille. Elle fait partie de ceux qui ont réussi à percer plusieurs marchés à l'international.

Fanja Verhelst était partie d’une recette familiale concoctée par sa grand-mère malgache. Une recette qu’elle a cependant améliorée et affinée dans son restaurant en France qu’elle tient depuis 21 ans maintenant. Ces travaux ont abouti à un rhum d’exception, que cette entrepreneure malgache et son mari ont décidé de commercialiser. Mora Mora a, depuis, gagné en réputation et en notoriété. Mieux, lors du récent Spirits festival de San Diego, qui est considéré comme le festival de cocktails de référence au monde, ce rhum a été doublement primé. Sur 1800 produits qui ont concouru, ce produit développé “à la malgache” a remporté deux médailles, dont celle du meilleur produit et celle du meilleur branding et emballage.

Même si la recette est jalousement bien gardée, Fanja a quand-même accepté de nous livrer une partie de la formule. “Pour arriver à du rhum très doux en bouche mais qui garde en même temps le goût recherché par les amateurs, nous l’avons accentué avec de la vanille de Madagascar, fruité à l’orange et adouci avec de l’amande”, balance-t-elle.

Cette entrepreneure reste très attachée à son pays. A part le nom malgache qu’elle a donné à Mora Mora, son emballage qui avait été primée lors de ce festival de San Diego arbore l’image d’un baobab. “Nous faisons un lasering de la photo de Madagascar à l’intérieur de la bouteille, pour que chaque consommateur puisse l’apercevoir”, explique-t-elle fièrement.

Si Mora Mora était essentiellement vendu en Belgique, en France et au Luxembourg auparavant, Fanja s’attaque cette année à d’autres marchés. Des négociations avec des revendeurs au Pays-Bas, en Allemagne, à Dubaï ou encore aux États-Unis ont déjà été lancées, confie-t-elle. “Nous nous sommes préparés à une hausse subite de la demande. Nous n’aurons ainsi aucune difficulté à augmenter notre capacité de production”, rassure-t-elle.

Fanja Verhelst vise grand avec ce projet et espère parallèlement monter une association pour aider son pays natal. Elle envisage en effet d’appuyer les jeunes porteurs de projets de la Grande île.

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page