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Aides aux entreprises: Des mesures fiscales pour des secteurs limités

Les mesures fiscales prévues pour soutenir les entreprises sont destinées uniquement à certaines catégories de sociétés. Les plus vulnérables qui sont pourtant les plus touchées semblent avoir été exclues de cette forme d'aide. 

Ce n’est pas pour tout le monde. Comme l’a bien précisé la direction générale des Impôts (DGI) dans un communiqué récemment publié, l’Etat malgache a adopté “exclusivement” des mesures fiscales d’aide aux entreprises pour des secteurs limités. Ces mesures sont réservées au secteur du tourisme (hôtellerie, agences de voyages, transport aérien) et les entreprises des zones franches industrielles.

Ils bénéficient alors des dispositions comme le maintien de la suspension d’office du paiement de l’acompte bimestriel de l’impôt sur les revenus (IR), conféré

par un communiqué sorti le 26 mars dernier. Ils bénéficient également du report des obligations de déclaration et de paiement de l’IR au 15 août et le report des échéances de déclaration et de paiement de la TVA et de l’IRSA ainsi que la régularisation de toutes les échéances écoulées, avant ce délai.

“Pour les autres secteurs d’activités, ils continuent de respecter leurs obligations de déclarations et de paiements, définies par le code général des Impôts”, souligne le Fisc.

Une disposition saluée par les bénéficiaires bien que celle-ci ne résout qu’une infime partie de leurs trésoreries. La caisse de l’Etat se doit d’ailleurs d’etre alimentée. Ceci n’empêche cependant pas qu’elle soit critiquée d’un autre côté par des chefs d’entreprises qui attendent plus de l’État en ce temps de crise. Le patronat avait entre autre demandé la prise en charge par l’État des salaires partiels des entreprises en baisse d’activités ou en chômage technique ou encore l’abattement des cotisations sociales.

Par ailleurs, ces mesures excluent définitivement les petites entreprises qui paient des impôts synthétiques. Les entreprises individuelles, entre autres, incluant des professions telles que les transporteurs, les loueurs de voitures, les guides touristiques, les commerçants ainsi que tous ceux qui œuvrent dans le service. Et pourtant, cette catégorie et les gens qui y travaillent sont parmi les plus durement touchés par la crise. Logiquement, l’échéance du 15 juin est encore en vigueur pour ces entreprises mais l’affluence inhabituellement faible en cette période constatée dans les centres fiscaux en dit sans doute long sur la situation.

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