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Carburant: L’Etat doit une trentaine de milliards ariary aux pétroliers

L'apurement des arriérés envers les pétroliers se poursuit. L'ajustement du prix à la pompe n'est donc pas au programme.

Pour une fois, tout semble se passer comme prévu. Le chiffre livré par le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), Olivier Jean-Baptiste, parle de 30 milliards d’ariary d’arriérés envers les pétroliers, à la fin du mois d’octobre. Ce passif devra être à 15 milliards d’ariary à la fin de l’année, et totalement apuré au mois de janvier 2021, d’après les projections de cet organe de régulation du secteur pétrolier aval. A rappeler que ce montant se chiffrait encore à 170 milliards d’ariary à la fin du mois de décembre 2019.

L’État et les pétroliers se sont convenus de le régler avec l’écart entre le prix de référence calculé (PRC) et le prix affiché à la pompe multiplié par le volume mensuel des ventes. Ce, en maintenant donc les prix auprès des stations-service. L’évolution du prix du pétrole au niveau mondial a été favorable pour cette stratégie, notamment au mois de mai et mois d’avril de cette année. L’OMH prévoyait l’apurement du passif au mois d’octobre de cette année. Sauf que le cours du Brent a suivi une courbe ascendante depuis trois mois. Le baril est à 49 dollars, hier. Il est également question de volume de vente. La Grande île a enregistré une évolution  de -18% de sa consommation de carburant par rapport à l’année dernière. Quoi qu’il en soit, l’OMH maintient sa projection. Les 15 milliards d’ariary de passif restant à la fin de l’année devront être réglés en trois semaines de vente au mois de janvier.

Stations-service et grands consommateurs

“Tant que cet arriéré n’est pas réglé, l’administration du prix est maintenue. Une fois ce passif réglé, nous pouvons opter pour des options comme l’application systématique de la vérité de prix ou le retour à la liberté de fixation de prix”, soutient Olivier Jean-Baptiste de l’OMH. “C’est seulement une fois le passif apuré qu’un ajustement de prix à la pompe est faisable. Et une baisse est alors envisageable”, avait déjà souligné, Phillipe Nicolet de Galana.

Par ailleurs, Il faut savoir que ce problème de passif ne concerne que les carburants vendus à la pompe. Madagascar importe annuellement un milliard de litres de carburant, tous produits confondus. 45 à 50% de cette quantité sont vendues auprès des stations-service et les restes sont vendues aux grands consommateurs comme la Jirama ou encore pour le secteur de l’aviation.

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