Tourisme: 38000 employés en chômage technique

Le tourisme est mort et les emplois en péril. Quelques programmes de relance sont lancés ici et là pour aider les opérateurs à tenir mais l’avenir reste sombre pour le secteur.

Plusieurs dizaines de milliers d’acteurs du secteur du tourisme vivent dans l’incertitude et risquent à tout moment de perdre définitivement leurs emplois. Ils sont précisément 38000 à être en chômage technique, d’après le chiffre livré par le vice-président du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), Lytah Razafimahefa.

Lors du lancement officiel du programme “Miatrika covid”, cet opérateur a indiqué que ce chiffre correspond à 70% des acteurs qui vivent directement du tourisme. C’est sans parler donc de ceux qui en dépendent indirectement.

Pour leur permettre de tenir encore face à la crise, le programme “Miatrika covid” a été lancé. Il s’agit d’un programme de renforcement de compétences du capital humain qui a pour objectif de maintenir les emplois de base dans les entreprises du secteur du tourisme et de renforcer la capacité de mobilité professionnelle des travailleurs. Ce programme appuyé à hauteur de cinq millions de dollars par la Banque mondiale et qui s’étale sur une année bénéficiera à 10000 travailleurs du secteur du tourisme. Cette enveloppe servira à financer 250 sessions de formation qui porteront sur les langues, les métiers de base ou encore l’l’entrepreneuriat, d’après le ministre du tourisme Joël Randriamandranto.

En tout cas, les parties prenantes sont conscientes que c’est une goutte d’eau dans un océan de besoins. Même si les trois derniers trimestres de l’année dernière ont donné une petite bouffée d’oxygène aux opérateurs, avec la promotion du tourisme national, le plus dur reste à affronter. Il leur faut en effet penser à régler les obligations financières, les loyers, les salaires des employés ou encore les prêts dont le paiement a été reporté.

Des discussions sur la possibilité de prolongement de ce report vont être menées prochainement. Ce n’est également pas avec le tourisme national que ces opérateurs parviendront à se relever, compte tenu du pouvoir d’achat. Aussi, la demande de réouverture des frontières est réitérée par ces opérateurs.

« C’est une disposition qui ne devra pas être prise à la légère et devra être l’objet d’une concertation entre toutes les parties prenantes, admettent-ils cependant.

Des actions sur le marché africain qui est actuellement moins exposé au Coronavirus seraient déjà menées, selon le ministre Joël Randriamandranto. Des négociations avec des entrepreneurs sont menées pour les inciter à programmer des séjours balnéaires à Nosy-be. Ces voyages sont concoctés avec la compagnie Ethiopian Airlines.

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