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Centrale hydroélectrique: Le bras de fer autour du projet Sahofika se poursuit

Le consortium NEHO et l'Etat ne sont pas encore parvenus à finaliser les contrats sur le projet hydroélectrique de Sahofika. Plusieurs points bloquent, dont la durée de la concession et le prix du Kwh.

Les discussions risquent de prendre encore du temps. Les propositions avancées par le consortium NEHO (Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive) n’auraient toujours pas satisfait l’État, pour pouvoir procéder à la finalisation du contrat sur le projet hydroélectrique de Sahofika. C’est ce qu’a entre autres indiqué le président du conseil d’administration de la Jirama, Solo Andriamanampisoa, lors de sa récente intervention sur la chaîne nationale. Il cite au moins trois points de blocage, dont la durée de la concession de 35 ans que les deux parties se sont finalement convenues de revoir à 25 ans. Il y a également le prix unitaire du kilowattheure proposé par ce consortium à la Jirama qui serait entre 5 et 6 cents de dollars.

“NEHO impose également un minimum d’achat qui serait de 1650 gigawattheures par an, que la Jirama n’arrivera pas à tout consommer même d’ici dix ans. Aussi, pour l’heure, ce n’est pas du gagnant-gagnant”, lance-t-il.

Il rappelle cependant que cette infrastructure énergétique est indispensable et sa mise en place est impérative. La suite de ce projet dépend désormais de NEHO, qui est donc appelé à faire de la concession, poursuit-il. Ce qui est sûr avec cette surenchère, c’est que la mise en place et l’opérationnalisation cette centrale censée produire 192 megawatts attendra. Ce qui risque de compromettre les projections du régime actuel dans le secteur de l’énergie. On parle en effet encore de délestage dû à du gap de production, d’élargissement des réseaux électriques, des nouvelles demandes de branchement ou même de tramway.

“La politique de l’émergence et celle de l’industrialisation pourront nécessiter beaucoup de production d’énergies mais par prudence nous estimons n’avoir besoin que de 1300 gigawattheures par an de la part de Sahofika”, soutient Solo Andriamanampisoa. Cependant, ce n’est pas seulement le projet Sahofika qui se confronte à des blocages. Le projet Volobe se trouve certainement dans la même situation. Cette centrale de 120 mégawatts de la Compagnie générale d’hydroéléctricité de Volobe (CGHV) attend également encore la signature des contrats finaux pour son projet.

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