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L’arrogance et le manque de délicatesse: point faible du pouvoir actuel

L’ancien Président du Sénat, Rivo Rakotovao, a été parmi les premiers qui ont dénoncé cette « façon » de définir la situation, laquelle selon lui, manquait de respect à tous ceux qui ont perdu leur vie à cause de cette pandémie. Alors que le même reportage de France 24 a montré la non concordance des chiffres publiés quotidiennement d’une manière officielle avec la réalité sur terrain, le premier responsable de la Santé publique a eu l’audace “d’euphémiser” sur le caractère grave de la situation. Choquant pour les uns, manque de délicatesse, pour les autres.

Depuis toujours, la communication constitue un des points faibles des tenants du régime actuel. Peu d’entre eux, notamment chez les hauts responsables du gouvernement et les autres personnalités ayant le statut de hauts emplois de l’Etat, ont suivi une formation en communication en bonne et due forme. Si les uns se surestiment et pensent que ce n’est pas nécessaire, d’autres se contentent du peu dont ils auraient bénéficié, soit en étant des gens des médias, à certaines époques, soit des personnalités travaillant avec des ONGs dans différents domaines d’intervention. Toujours est-il que les bourdes et les perles se sont multipliées ces dernières années et l’opinion, sarcastique, s’en délecte.

L’opinion s’est ainsi constituée des « mots clés » et « phrases cultes » pour se « remémorer » de ce régime avec, entre autres, « 6% », « Imbéciles », « pas plus dur que la peste », « dondrona », « on va vacciner en premier les opposants », « bonbons sucettes », « écran plat », etc. Maintenant, le lexique s’enrichit encore avec le mot “effroyable” et chaque mot ou phrase comporte chacun un contexte, devenu indélébile.

Déjà fragilisé par son empreinte en termes de prise de décisions, le pouvoir actuel n’est pas toujours compris par bon nombre de citoyens. En essayant quand même de « prévoir » car c’est cela « gouverner », le gouvernement essuie des critiques acerbes quant à la mise en place des cimetières communs appelés “Fasan’nyfiraisam-po”. Les plus adeptes de l’humour noir parlent d’un « velirano » le plus rapidement réalisé. Pour cela aussi, certains experts pensent que le gouvernement aurait pu faire un travail de préparation psychologique avant de l’annoncer car, effectivement, la déclaration a été lancée comme un coup de tonnerre pour les âmes sensibles. Une étape de communication bâclée dont le résultat se présente comme un mauvais présage.

Plus fréquemment, les internautes posent la question de savoir qui décide vraiment au sein du régime? Y-a- t-il des personnalités plus influentes que les autres? Y-a-t-il des personnalités plus imposantes que les autres? Par exemple, cette décision de suspendre des émissions audiovisuelles, laquelle n’a pas fait long feu, face à un tollé général, les membres du gouvernement ont-ils tous été du même avis? En deux, trois jours, volte-face.

Si le régime actuel souhaite réussir son mandat, il ferait mieux de soigner son mode de communication et cela inclut la manière de parler, de transmettre des idées, de présenter les innovations, de ressentir l’empathie, de manifester la solidarité, ou de comprendre les critiques. Et pour cela, et c’est le plus dur, il faudrait se démettre de ce style de vulgarité, de l’arrogance, et de l’ignorance des autres.

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