Politique

MBS – CUA : Début d’un feuilleton politico-judiciaire

La station MBS envisage de faire appel du verdict du Tribunal Administratif concernant la résiliation du contrat de bail qui la lie avec la Commune urbaine d’Antananarivo.

Les juges du Tribunal Administratif ont rejeté la demande de « sursis à exécution » de la MBS à propos de la décision de résiliation du contrat de bail emphytéotique, prise récemment  par le maire de la capitale.

La station audiovisuelle MBS, fondée par l’ancien président Marc Ravalomanana, et proche de l’opposition actuellement, est installée, en effet, sur un terrain appartenant à la mairie d’Antananarivo, à la suite de la conclusion, en août 2000, d’un bail emphytéotique de 50 ans entre les deux parties.

C’est ce contrat qui a été résilié par l’actuel maire, Naina Andriatsitohaina, proche du pouvoir. La MBS a été notifiée de la décision, le 10 août dernier, et a tout de suite porté l’affaire devant la Justice. Deux requêtes ont été déposées par l’avocat de la MBS, Eloi Ratefimahefamijoro, auprès du Tribunal Administratif : une requête aux fins d’annulation de la décision de résiliation du contrat de bail et une autre requête aux fins de sursis à exécution.

En ce qui concerne cette deuxième requête, le Tribunal Administratif a rejeté la demande de MBS. Le verdict a été rendu public, ce 20 août, à l’issue d’une audience publique.

« Nous allons interjeter en appel. Un recours sera déposé au Conseil d’Etat », a d’ores et déjà précisé l’avocat de la MBS.

La station de radio et télévision a six mois selon la CUA pour libérer le terrain d’Anosipatrana. Mais les responsables ne l’entendent pas de cette oreille. « C’est une affaire politisée, en raison de la prise de position politique actuelle du fondateur de la MBS », affirme le Gérant. Ce dernier dénonce le manque de pragmatisme de la mairie, tout en dénonçant l’entorse au parallélisme de forme dans la prise décision et le déni sur les investissements apportés par la MBS au cours des dernières années sur le terrain. Cette affaire politico-judiciaire risque, en tous cas, de durer longtemps et d’avoir divers échos dans le microcosme politico-médiatique malgache.

La veille de l’audience du Tribunal Administratif, interrogé par des confrères, le président de l’Ordre des Journalistes de Madagascar, Gérard Rakotonirina, a affirmé que « ce genre de décision constitue une forme d’intimidation à l’endroit des professionnels des médias et une entorse à l’exercice de la liberté d’expression ».

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