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Crise: L’hôtellerie et la restauration dans une situation dramatique

Les opérateurs dans l'hôtellerie et restauration s'attendent au pire cette année. Ils insistent sur des mesures d'urgence pour leur permettre de tenir.

Ce qu’ils redoutaient se confirme. “Nous nous attendions à ce que l’année 2021 nous soit plus dure économiquement et financièrement”, confie le président du conseil d’administration de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM), Johann Pless. A quelques jours de l’annonce de l’état d’urgence sanitaire qui a été de nouveau décrété, cet opérateur parle de situation dramatique.

La crise sanitaire a fait fuir les clients.

Pour le cas des centaines de membres de la FHORM, ils ont tous enregistré une perte de chiffre d’affaires de 90% en 2020. Ils n’ont ainsi réalisé que 10% des 1400 milliards d’ariary qu’ils réalisaient en 2019, rapporte-t-il. “Nos charges s’élèvent à peu près cinq fois de nos chiffres d’affaires. Nous ne sommes plus en mesure de les couvrir depuis le mois de mars de l’année dernière”, déplore-t-il. Certains établissements ont réussi à rester ouverts mais avec peu de clients. D’autres ont préféré fermer et ont fait des entretiens en espérant la prochaine réouverture du tourisme international.

“Il n’y a pas eu aujourd’hui une grosse masse de fermeture définitive officielle. La raison est que les centres fiscaux n’acceptent pas nos dossiers de mise en faillite ou de cessation d’activité. A l’heure actuelle, les sociétés existent mais n’ont pas d’activité. Certains vont réouvrir et d’autres ne rouvriront jamais”, poursuit-il. Les nouvelles mesures de l’état d’urgence sanitaire vont d’ailleurs contraindre une nouvelle fois les restaurateurs et les hôteliers à réduire le champ de leur clientèle ainsi que le nombre d’heures pendant lequel ils peuvent travailler.

“Nous saluons toutes les mesures sanitaires prises. Cet état d’urgence sanitaire doit cependant être accompagné de mesures d’urgence pour les secteurs les plus touchés, comme le tourisme”, insiste Johann Pless.

Les opérateurs continuent de se battre pour l’annulation des taxes, impôts et redevances pour les exercices 2020 et 2021. Ils négocient également sur la prise en charge des cotisations CNAPS et leurs arriérés de facture Jirama. Ils se seraient déjà convenus avec les autorités pour la prolongation du chômage technique, officiellement et juridiquement applicable.

“Nous attendons l’application de cette mesure, sur laquelle nous avons eu des concertations avec les partenaires sociaux comme les syndicats, les opérateurs, le ministère du Travail et celui du Tourisme. Nous avons discuté pour pouvoir prolonger le chômage technique jusqu’à la fin de l’année 2021, notamment avec les incertitudes sur les mesures d’urgence qui peuvent être prises. Nous avons besoin de flexibilité dans le travail pour pouvoir rémunérer nos salariés malgré nos problèmes de trésorerie. Cette mesure doit être prise pour cette cause uniquement”, soutient ce PCA du FHORM.

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